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Transport Québec - Grands projets - Des fondations pour réussir
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Dossier - Réaménagement de l'axe routier 73/175
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Dossier - Réaménagement de l'axe routier 73/175

 
UN PROJET QUI TIENT LA ROUTE SUR 174 KILOMÈTRES!
 
Pour les 300 000 personnes habitant la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’axe routier 73/175 constitue le principal lien avec la région de la Capitale-Nationale et le réseau autoroutier québécois.
 
Au fil des ans, l’amélioration de cette route est devenue une nécessité pour les résidents, les touristes et les entreprises de la région.
 
Cette réalisation favorisera les déplacements sécuritaires par la réduction des risques d’accidents frontaux et d’accidents avec la grande faune. En outre, elle permettra d’assurer la fluidité du trafic et de faire face à l’augmentation prévue de la circulation, en plus de contribuer à l’essor économique de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de l’ensemble du Québec. À lui seul, ce projet contribuera au maintien ou à la création de plus de 1200 emplois directs ou indirects par année.
 
Un peu d’histoire
 
La réserve faunique des Laurentides est traversée en son centre par la route qui relie Québec au Saguenay. Terminée en 1950, cette voie d’accès succède notamment à l’antique sentier des Jésuites du XVIIe siècle (dans la partie ouest) et au « chemin des Poteaux » du début du XXe siècle.
 
En 1951, la route du Parc est inaugurée. Mentionnons que le parc des Laurentides créé par une loi spéciale en 1895 a été remplacé en partie par la réserve faunique des Laurentides instituée en 1981 par le gouvernement québécois.
 
Depuis la réalisation de ce tronçon menant à Chicoutimi, le développement de la route 175 a franchi de nombreuses étapes. Des travaux de réfection s’y déroulent en continu : on améliore la géométrie de la route, on ajoute des voies lentes, on corrige des courbes et on réalise diverses études d’opportunité qui portent sur la sécurité routière, la fluidité de la circulation, la perception des usagers, ainsi que sur la dynamique et les tendances du développement socioéconomique des régions concernées.
 
Mais l’une des étapes les plus déterminantes, celle qui donne lieu au projet de l’axe routier 73/175 tel que nous le connaissons aujourd’hui, est sans doute l’annonce, par les gouvernements du Canada et du Québec en 2002, de l’élargissement à quatre voies de la route 175 entre Québec et Saguenay. Ce qui conduit, après les étapes préparatoires, au début des travaux d’élargissement en 2006.
 
Depuis ce temps, les gouvernements du Canada et du Québec ont signé l’entente de contribution pour la phase 1 du projet; l’entente de contribution pour la phase 2 devrait être signée prochainement.
 
Portion de route à quatre voies
 
 
Le réaménagement de l’axe routier 73/175, un mégachantier!
 
Le réaménagement de l’axe routier 73/175 est un projet audacieux qui représente un défi colossal avec ses 174 km de route, un contexte géographique complexe, un milieu environnemental dense et des contraintes techniques imposantes.
 
Par son labyrinthe de montagnes et de vallées, ses centaines de lacs et de rivières, ses espèces fauniques et aquatiques variées, la réserve faunique des Laurentides comporte de multiples défis que les artisans du projet doivent relever au quotidien. Ce milieu est toujours assidûment fréquenté par les amateurs de pêche, de chasse et de villégiature, et les sportifs. Respectueux des adeptes de la nature, les bâtisseurs de route déploient leur imagination afin de préserver toute la splendeur de son état sauvage à cet immense territoire.
 
Des précautions qui passent par l’archéologie
 
Avant même la construction de la nouvelle route, toutes les zones à potentiel archéologique réparties dans la future emprise de la route 175 ont été systématiquement inventoriées. Trois sites archéologiques ont ainsi été découverts. Ces sites recelaient des objets de la préhistoire et de la fin du XIXe siècle. Les artéfacts découverts ont été remis au ministère de la Culture et des Communications aux fins de conservation.
 
Une route intégrée à l’environnement
 
Réalisé dans une réserve faunique, le projet de l’axe routier 73/175 présente un défi majeur pour la protection environnementale. Tant la qualité de l’eau des lacs et des rivières, la protection de la petite et de la grande faune, la préservation des habitats de poissons que la stabilisation des sols et la mise en valeur des paysages demeurent des préoccupations constantes pour le ministère des Transports du Québec.
 
Aucun effort n’est ménagé pour mettre en œuvre des mesures de protection et d’intégration environnementales. Ainsi, l’installation de clôtures en bordure de la chaussée pour délimiter les accès de la grande faune, la création de passages fauniques, la réalisation de structures pour favoriser les déplacements des poissons, l’utilisation de végétaux pour stabiliser les sols, la plantation d’espèces indigènes pour une meilleure intégration de la route au paysage et la constitution de rideaux de turbidité pour protéger l’eau des rivières et des lacs sont autant d’actions concrétisées dans une vision de développement durable.
 
Le contrôle de la grande faune
 
Les accidents avec la grande faune sont une problématique de sécurité majeure le long de la route 175. Une étude des zones les plus accidentogènes avec la grande faune a permis de déterminer les secteurs les plus à risque.
 
Le projet d’élargissement de la route a permis au ministère des Transports du Québec d’inclure comme mesure de valorisation environnementale la construction de 156 km de clôture métallique de 2,4 m de haut, afin d’éviter la présence de la grande faune sur la chaussée dans les secteurs compris entre les kilomètres 75 et 114 et entre les kilomètres 175 et 214.
 
Avant la machinerie, la préparation du projet
 
La réalisation de ce grand projet a nécessité plusieurs années de préparation, avant même de voir apparaître les premières pièces de machinerie sur le terrain. Le ministère des Transports du Québec a procédé au fil des ans à la réalisation de diverses études dont les plus récentes sont les études d’impact qui ont été déposées au ministre de l’Environnement du Québec en 2003 (http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/r175-60_227/index.htm)
 
Le projet de l’axe routier 73/175 comporte de nombreuses contraintes environnementales et topographiques. Pour acquérir un modèle tridimensionnel et une cartographie précise de l’occupation du sol, on s’est tourné vers la photogrammétrie. Cette méthodologie a permis d’acquérir les données nécessaires à la préparation du terrain dans un court délai. Dès le printemps 2003, les données étaient disponibles, permettant d’étudier les options de tracés et d’effectuer les relevés d’arpentage complémentaires par des méthodes traditionnelles.
 
Les 174 km de route de l’axe routier 73/175 ont été divisés en 31 projets de longueur variable pour lesquels chaque firme ayant collaboré à la conception des plans et devis a déployé une équipe multidisciplinaire composée d’ingénieurs et de techniciens. Ceux-ci ont rédigé les plans et devis qui guident les entrepreneurs dans la construction de la route. Le travail accompli est imposant. Pour l’ensemble du projet, 25 000 pages de devis et 6 000 feuillets de plans ont été produits!
 
En principe, l’acquisition de terrains constitue la dernière phase avant le début de la construction. Toutefois, dans le cas de ce vaste projet, le Ministère met au point les plans et devis en même temps qu’il procède aux acquisitions.

Des techniques de travail optimales
 
Les matériaux excavés sont utilisés pour construire le remblai de la nouvelle route. Ainsi se crée un équilibre entre les matériaux de remblai et de déblai. En conséquence, le dynamitage de roc contribue à réduire les coûts de construction. Autrement dit, le profil de la route est conçu de façon que le projet soit autosuffisant en matériaux. Le roc dynamité est utilisé pour produire les matériaux de fondation de la nouvelle route.
 
Exécution de travaux en hiver
 
 
Des tonnes de matériaux
 
Pour l’ensemble du projet de l’axe routier 73/175, on prévoit manipuler 7 300 000 m3 de roc, 16 630 000 m3 de déblai deuxième classe, 4 410 000 m3 de matériaux de fondation et 1 118 000 tonnes d’asphalte. Tous ces matériaux peuvent remplir 16 fois le Stade olympique de Montréal!
 
De nouvelles structures et d’autres à réparer
 
Pour le projet de la réserve faunique des Laurentides, le terme « structure » fait référence à tout ouvrage d’art – pont, portique, ponceau ou mur de soutènement – d’une ouverture supérieure à 4,5 m. Au total, 16 structures seront réparées et 31 seront construites à l’intérieur des 31 projets routiers.
 
La surveillance des travaux
 
Le Ministère attribue une multitude de contrats à des entrepreneurs généraux, qui à leur tour font affaire avec une multitude de sous-traitants et de fournisseurs. À l’intérieur de ce projet, il prévoit accorder plus de 40 contrats à des entrepreneurs généraux ou spécialisés. Par la suite, il mandate des équipes de surveillance afin de s’assurer que les travaux sont en tout point conformes aux exigences des plans et devis. Ces équipes surveillent notamment les travaux routiers, les travaux sur les structures, l’assurance qualité des matériaux, le respect de l’environnement, la gestion de la circulation, de même que la santé et sécurité du travail.
 
Des technologies d’avenir
 
Plusieurs mesures sont mises à profit par le Ministère pour assurer une meilleure exploitation de la route 175 : caméras de circulation, panneaux à messages variables contrôlés à distance, stations météoroutières, systèmes d’acquisition de données, contrôle thermique de l’enrobé, véhicules de transfert de matériaux, etc.
 

Une chaussée nouvelle génération
 
Le Ministère utilise une nouvelle approche de conception afin d’obtenir une durée de vie prolongée de la chaussée. Elle consiste dans l’utilisation d’un enrobé antifatigue à la base de la couche de béton bitumineux afin d’éviter l’amorce de fissuration, dans l’augmentation de la capacité portante par l’augmentation de l’épaisseur d’enrobé et dans l’augmentation de la résistance au gel par des sols supports non gélifs.
 
Les sels de voirie
 
Le ministère des Transports du Québec prévoit une hausse d’environ 50 % de la quantité des sels de voirie pour l’entretien hivernal de la route 175 à quatre voies. À cet effet, un plan de gestion en plusieurs points a été élaboré.
 
Ça avance!
 
Depuis l’annonce de ce projet en 2002, plusieurs étapes ont été franchies : études d’impact, audiences publiques, préparation de plans et devis ainsi que lancement d’importants travaux de construction sur 48 km en 2006, 33 km en 2007 et 36 km en 2008. Pour maintenir le rythme, d’autres importants contrats de construction seront accordés en 2009.
 
En attendant, les usagers peuvent constater l’avancement des travaux puisqu’ils roulent maintenant sur 67 km de route à quatre voies et à chaussées séparées. En plus de profiter d’une sécurité accrue et de la fluidité du trafic sur ces tronçons, ils sont à même de découvrir des panoramas à couper le souffle. Imaginez sur 174 km!
 
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